À la télévision, le cross, c’est le gars devant, dans la boue, et la ligne. Ce qu’on ne montre jamais, c’est le poste de lavage. À Nommay, dans le Doubs, ce poste-là est devenu la nouvelle, d’après ce qu’a raconté DirectVelo.
Les deux premières manches de la Coupe de France de cyclo-cross se courent les 24 et 25 octobre, et le Doubs est toujours en sécheresse, malgré la fin de l’été. En période de sécheresse, on n’a pas le droit de laver des vélos avec l’eau du réseau. Le circuit tourne autour d’un étang, celui de la base de loisirs de Brognard, alors on a pensé amener son eau avec une tonne à eau ou une citerne des pompiers, et puis on a abandonné, pour des raisons logistiques. Les organisateurs ont demandé une dérogation à la préfecture. Et si ça ne passe pas, l’organisateur Denis Mercier l’a dit : les mécaniciens rempliront des jerricans à l’étang, avec des seaux et des brosses.
Moi, je pense à ceux qui rempliront les jerricans, si la préfecture dit non. Ils ne seront pas sur l’image. Le jerrican à l’étang, le seau, la brosse : chez nous, c’était les bidons qu’on redescendait chercher à la voiture. C’est le même métier, hein : porter quelque chose pour que quelqu’un d’autre aille plus vite.
Le dimanche, avec la voiture du club, à Renaix, on a un bidon d’eau dans le coffre pour les mains. Pas pour les vélos. On ne lave pas le vélo au bord de la route, on le lave à la maison. Les pros n’ont pas de maison, ils ont le poste.
Un jerrican à remplir à l’étang, j’aurais un segment dessus, avec le jerrican.
Devant, je ne sais pas qui gagnera à Nommay. Derrière, au bord de l’étang, il y aura peut-être des gens avec des seaux, et ce sont eux que je chercherai sur l’image.
Le fait est vrai, on a vérifié : DirectVelo.




