Constat. Le Tour de Lombardie se dispute samedi. Vendredi, Red Bull-BORA-hansgrohe voulait présenter le nouveau vélo et le nouveau maillot de champion d’Europe de Remco Evenepoel. Le vélo personnalisé est prêt. Le maillot n’était pas arrivé en Lombardie. Personne ne l’avait vu.
Je lis cela le soir, à Amay, la farde ouverte sur la table de la cuisine. Je vouvoie mon chien, qui ne commente pas non plus.
Premièrement. HLN rappelle qu’Evenepoel est le premier coureur de l’histoire à avoir remporté tous les championnats sur route. Il n’existe donc aucun prototype de maillot pour un coureur à la fois champion national, d’Europe, du monde et olympique. Je constate que personne n’avait prévu le cas. Le règlement non plus, mais lui a l’habitude.
Deuxièmement. Le règlement de l’UCI impose uniquement une référence au titre actuel sur le maillot. Uniquement. J’ai souligné le mot au crayon. Le reste relève de la couture, pas de la conformité.
Troisièmement. L’équipe espère qu’il pourra l’enfiler à 17 h, à la présentation des équipes. Je note l’heure. Un délai, je sais ce que c’est. Le dimanche, à la kermesse, j’ai vu des coureurs arriver au contrôle des dossards avec une épingle en moins. Le dossard était conforme. L’épingle ne l’était pas. On en a trouvé une.
Pour la reconnaissance de la finale, plus de 75 kilomètres sous la pluie et la brume, par la Madonna del Ghisallo, San Fermo della Battaglia et la Civiglio, il portait la tenue habituelle de l’équipe. Je n’ai rien à relever.
Et le vélo, il est prêt, lui. Comme d’habitude, c’est le textile qui traîne, hein.
Verdict à 16 h 59 : en attente. À 17 h, si le maillot porte le titre actuel : conforme. Ce que je pense d’un coureur qui a trop de titres pour un seul tissu, je ne l’écris pas. Ce n’est pas dans la colonne.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.






