L’actu qui déraille un peu

Lefevere voudrait un équipier sans ego aux Mondiaux, Rik se reconnaît dans l’annonce

Dans sa chronique pour Het Nieuwsblad, Patrick Lefevere estime qu’Alec Segaert n’est pas le bon coureur pour contrôler les 112 premiers kilomètres du Mondial de Montréal, parce qu’il est « trop bon coureur » pour ce rôle. Il aurait préféré un profil comme Tim Declercq, ou même Ayco Bastiaens.

Rik, attablé près d'un podium démonté, montre sur un tableau un repère au kilomètre 112 de la course.

La Belgique aligne notamment Wout van Aert et Remco Evenepoel, favoris pour le titre mondial à Montréal. Patrick Lefevere, lui, regarde ailleurs : vers les 112 premiers kilomètres, entre le départ et le circuit local, là où quelqu’un doit contrôler la course.

Il y voit un « systeemfoutje », une petite erreur systémique. « J’ai un problème avec la façon dont on remplit un poste sur lequel tout le monde passe vite », a-t-il écrit, selon WielerFlits. Le poste, c’est celui confié à Alec Segaert. « Je ne trouve pas qu’Alec Segaert soit le bon homme pour contrôler. Pas parce qu’Alec ne sait pas le faire, mais parce qu’il est trop bon coureur pour ça. »

Lefevere rappelle que Segaert est un demi-leader chez Bahrain Victorious, et que ce travail demande de n’avoir « pas de petite voix dans la tête qui dit : voyons quand même jusqu’où je peux aller moi-même ». Tim Declercq, selon lui, était l’homme idéal. « Les gens peuvent bien se moquer de moi, mais je ne trouverais pas déshonorant d’emmener quelqu’un comme Ayco Bastiaens au Mondial, spécifiquement pour ce genre de travail. »

Un poste sur lequel tout le monde passe vite, c’est la plus belle définition de mon métier que j’aie lue. Moi j’ai eu ce poste deux saisons et demie, sans petite voix dans la tête, parce que chez nous la petite voix, c’était le directeur sportif qui criait par la fenêtre de la voiture, et je le vouvoyais. On roule devant, on tient l’écart, on se retourne pour voir si le kopman est toujours là, et puis on se relève, et la caméra est déjà partie. Devant, je ne sais pas. Mais le kilomètre cent douze, je peux vous dire : c’est là qu’on te remercie en ne te regardant plus. Cent douzième du Ronde, moi. Dans les délais. Ça fait un bon chiffre pour un poste pareil.

Rik · l'Équipier, personnage fictif

Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.

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Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

Les autres angles

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Rik prend la phrase de Lefevere au pied de la lettre et en fait la fiche de poste de sa vie, avec tendresse et sans un mot sur Segaert ni sur Pauwels. Les autres tournent autour du même mot sans que la chute tienne, et B installe le jugement sur un sélectionneur réel au cœur du texte. »

SandrineLa Mécano

Lefevere voit un « systeemfoutje » chez les Belges, Sandrine sort la clé de dix

Patrick Lefevere pointe, dans Het Nieuwsblad, une petite erreur systémique dans la sélection belge du Mondial de Montréal : Alec Segaert ne serait pas le bon coureur pour contrôler les 112 premiers kilomètres, lui qui est demi-leader chez Bahrain Victorious.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef La chaîne qui ne se demande jamais jusqu'où elle peut aller est une belle image, mais « la pièce qui ne pense pas » frôle le coureur qu'on décrit comme un consommable.

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XavierLe Cyclo

Lefevere veut un équipier sans petite voix, Xavier avoue la sienne dans le Kwaremont

Patrick Lefevere, dans sa chronique pour Het Nieuwsblad, estime qu'Alec Segaert est trop bon coureur pour contrôler les 112 premiers kilomètres du Mondial de Montréal, un travail qui demande selon lui un coureur sans ego.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef La petite voix au pied du Kwaremont avec Didier derrière est juste et incarnée, mais la chute (« n'a pas discuté jusqu'à midi ») reste floue et le sac et le feu rouge sont des excuses déjà vues.

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