Constat. Deux coureurs de la sélection belge, Tiesj Benoot et Quinten Hermans, quittent la base arrière à vélo pour « un rondje » en direction des États-Unis. Ils arrivent à un poste-frontière. Ils y restent quelques heures. Ils repartent vers le Canada sans rouler un mètre de plus.
Je relis l’épisode tel qu’Alec Segaert l’a raconté dans le podcast « Vals plat ». Les douaniers ont fait remplir toutes sortes de papiers. Il fallait vérifier que les deux coureurs n’étaient pas membres de cartels ou d’une organisation similaire. Ce n’était pas le cas. Je note la réponse. Elle est complète.
Premièrement. Le formulaire. Je délivre des cartes d’identité la semaine, à la commune. Je sais ce que c’est, quelques heures pour des papiers. Personne n’a jamais fini un formulaire plus vite parce qu’il portait un cuissard.
Deuxièmement. Le trafic. Selon Alec Segaert, très peu de voitures sont passées en deux à trois heures. Le poste avait donc le temps. Un poste qui a le temps vérifie tout. C’est ce que je ferais.
Troisièmement. L’ambiance. Selon Alec Segaert, les douaniers ne pouvaient pas vraiment en rire. Je ne ris pas non plus quand je mesure une chaussette. Ce n’est pas de l’hostilité, c’est la colonne.
Quatrièmement. Tiesj Benoot a intitulé la sortie « Mexico était déjà en vue » sur Strava. La trace bute sur la frontière. Je constate un écart entre le titre et le parcours. Le règlement ne prévoit pas les titres de Strava. Je ne sanctionne pas ce que le règlement ne prévoit pas.
Verdict. Demi-tour conforme.
Je ne note pas le Mondial qui a suivi. Ce n’est pas dans ce dossier.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



