Ils ont retourné Dendermonde. Le parcours ressemble à celui de la Coupe du monde, celle que Laurens Sweeck a gagnée, mais il se fait dans l’autre sens, et l’arrivée n’est plus sur la Hamsesteenweg : elle est sur un parking. La Coupe du monde de fin janvier est partie à Hamme, donc Termonde passe en ouverture de saison. HLN l’écrit comme ça.
Moi, j’ai le segment. Pas à vélo, je ne suis pas fou, à pied, l’hiver dernier, en spectateur, une jatte de café à la main. Un tour complet en vingt-six minutes, arrêt à la friterie compris pour demander le chemin, dans le sens d’avant. Dans le nouveau sens, je n’ai rien. Mon segment vient de devenir un segment de musée.
Faisons la colonne. Retirez le café, qui débordait dans les descentes. Retirez la boue de janvier, alors qu’on court en octobre. Retirez le sens, puisqu’il est inversé : mes montées sont leurs descentes. Il me reste un chiffre qui ne veut plus rien dire et des chaussures à laver.
Michael Vanthourenhout, lui, a dit à HLN : « Ça reste un circuit rapide. Je m’attends à ce que le peloton ne se disloque pas vite. » Rapide. À pied, avec la jatte, je confirme qu’on va vite quand le speaker annonce le dernier tour. Je ne dis pas que je suis dans le groupe. Je dis qu’on peut discuter du sens de la marche.
Un parcours à l’envers, c’est les mêmes ornières. Juste prises de l’autre côté du pneu.
Il y a 100 kilos de moules pour les vainqueurs élites, au fait, le sponsor Vishandel Borremans l’a voulu. Je n’ai pas de segment là-dessus. Au café, on a discuté jusqu’à midi de quel sens était le bon.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




