Cofidis a signé Gabriela Guerra pour deux ans. Deux fois vice-championne du monde d’esport cycliste. Sur Zwift. J’ai posé la nouvelle sur le pied d’atelier, à côté d’un vélo du club qui sentait encore le parking de dimanche.
Un home-trainer, je connais. Pas de pluie, pas de gravillon, pas de brol dans le dérailleur. La roue arrière est démontée, le pneu ne crève jamais, la pression ne compte pas. Ça, c’est un vélo qui vit dans un salon, hein.
La route, c’est l’inverse. Elle a commencé en septembre de l’an dernier, chez Wheel Divas. Cette année, Binche-Chimay-Binche, le GP Stuttgart féminin, et une victoire à la Mirabelle Classic. Binche, en Hainaut, je connais les routes. Là, ta chaîne, elle se salit en dix kilomètres.
Elle a dit à Cyclingnews vouloir « découvrir si je peux transférer mes forces de l’e-cyclisme vers la route ». La question est bonne. Moi, j’ajoute une pièce : sur l’écran, le vélo reste propre tout seul. Sur la route, il faut le laver le soir, sinon le lendemain la chaîne chante. Ça, aucun écran ne te le transfère.
Raphael Jeune, chez Cofidis, dit qu’en fin de saison elle a montré « une vraie détermination à réussir, et des qualités très prometteuses sur la route ». Sur la route. Il a bien précisé. J’aime les gens qui précisent l’endroit.
Le règlement ne prévoit pas d’écran. Il prévoit une ligne. Elle l’a franchie la première à la Mirabelle Classic. Conforme.
Moi je retiens une chose. Elle vient du salon, et elle a déjà gagné dehors. Je vais quand même aller dégraisser le home-trainer de la camionnette, tiens. Il n’a jamais vu une goutte de pluie et il couine.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.




