Eli Iserbyt a fait son tour du peloton dans HLN, interviewé au sommet du Koppenberg, là où il a gagné trois fois. Il a compté les motivés de dimanche : Thibau Nys, Witse Meeussen, Cameron Mason, et peut-être Joran Wyseure. Les autres, d’après lui, ont déjà la tête à Zeddam, au championnat d’Europe, la semaine d’après. Moi j’ai lu ça dans la cuisine, à Renaix, et j’ai pensé tout de suite aux autres.
Parce que la liste des motivés, c’est la télévision qui va la filmer. Nys qui peut égaler les trois victoires d’Iserbyt, Vanthourenhout qui a gagné quatre de ses cinq cross et qui, toujours selon Iserbyt, devrait arriver au pied de la dernière montée avec au moins 25 secondes d’avance. Ça, on va le voir trente fois. Ceux qui pensent à Zeddam, on ne les verra pas. Ils seront là quand même, avec le tour en plus qu’il annonce sur un terrain sec et dur.
Penser à la semaine d’après, je connais. On dit qu’on court le dimanche, mais une partie de la tête est déjà dans la voiture du lundi. Chez nous, on préparait les bidons de la course suivante pendant que celle-ci finissait, et on ne l’aurait dit à personne. Ce n’est pas de la paresse. C’est un calendrier. Devant, je ne sais pas ce qu’on pense. Derrière, je peux vous dire qu’on compte les jours.
Moi aussi j’ai la tête ailleurs le samedi. À neuf heures vingt, le lendemain.
Au Koppenberg, il y a toujours un gars qui monte la dernière fois tout seul, à pied s’il faut, sans que personne ne le regarde, et qui se demande déjà comment est la route vers Zeddam. Il finira, il prendra un café quand le podium sera démonté. Cent douzième du Ronde, moi, dans les délais. Je n’ai pensé à rien d’autre ce jour-là, mais c’était le plan. Dimanche, je chercherai les autres. De koers, c’est aussi eux.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




