Alejandra Neira est partie à trois devant, avec Matilde Rossignoli et Anja Grossmann. Dans les derniers kilomètres, Maria Okrucińska et Mirthe Mons sont revenues sur le trio. Ça s’est joué au sprint, et Neira a passé Okrucińska.
« Quand le duo nous a rejointes dans les derniers kilomètres, j’ai un peu perdu confiance en moi. Maria a un très bon sprint. J’ai décidé de rester dans sa roue pendant l’emballage final. Quand j’ai senti qu’il me restait assez pour la passer… Wow », a-t-elle dit à WielerFlits.
Xavier, lui, a lu la phrase trois fois. Il a un sprint. Un seul, le même chaque dimanche, et il s’en souvient.
Rester dans la roue, attendre, sortir au bon moment : c’est exactement le sprint du panneau de Lasne, dimanche, à onze heures et quart. Sauf que moi, j’avais le sac, la jatte du Kwaremont encore dans l’estomac, et la roue devant moi zigzaguait. Retirez le sac, le café et le gars qui zigzague, et la méthode est la même. Je ne dis pas que je suis champion du monde. Je dis qu’on peut discuter de la méthode. Au café, on en a discuté jusqu’à midi, et personne n’a admis que j’étais resté dans sa roue.
Neira succède au palmarès à sa compatriote Paula Ostiz, une amie proche, qui sera sa coéquipière chez Movistar l’an prochain. « C’est une grande amie à moi et à partir de l’an prochain, nous serons aussi coéquipières. Remporter le titre mondial après elle… Wow, vraiment incroyable », a-t-elle raconté. « Je n’arrive tout simplement pas à y croire, c’est le plus beau jour de ma vie », a-t-elle ajouté. Xavier, lui, n’a jamais dit ça d’un panneau.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




