Cinq coureuses se sont disputé le titre. Trois étaient parties ensemble, Neira, Matilde Rossignoli et Anja Grossmann. Deux sont revenues dans les derniers kilomètres, Maria Okrucińska et Mirthe Mons. Neira a gagné le sprint en passant Okrucińska.
« Je n’arrive tout simplement pas à y croire, c’est le plus beau jour de ma vie », a-t-elle dit à WielerFlits. Elle a aussi raconté qu’en voyant le duo rentrer, elle avait perdu un peu confiance.
« Maria a un très bon sprint », a expliqué Neira. Elle a donc décidé de rester dans sa roue pendant l’emballage final, puis de la passer quand elle a senti qu’il lui en restait assez. Son résumé tient en un mot : « Wow ».
Ce qui m’intéresse, moi, c’est ce moment où deux coureuses reviennent de derrière sur un trio. On regarde toujours celles qui sont devant, c’est normal, c’est là que ça se gagne. Mais rentrer, ça, je connais un peu mieux, parce que chez nous, on passait sa carrière à rentrer : sur le groupe, sur la voiture, sur le gruppetto. Tu vois le groupe, tu ne le touches pas, tu le vois encore, et puis un jour tu es dedans et personne ne te dit bonjour. Devant, je ne sais pas ce qui s’est dit. Derrière, je peux vous dire que rentrer, c’est déjà une course. Et la roue, ça aussi, on connaît derrière. Chez nous, la roue de devant, c’était tout ce qu’on avait : on la suivait jusqu’au pied de la côte, et là on la lâchait parce que c’était le plan. Elle, elle l’a gardée jusqu’au bon moment, et elle est sortie de la roue au lieu de la lâcher. C’est une autre histoire que la mienne, ça. Après, il y a eu un sprint et une championne du monde, et ça, c’est bien. Au café, on parlera des cinq.
Neira succède à Paula Ostiz, son amie et future coéquipière chez Movistar. « C’est une grande amie, et à partir de l’an prochain nous serons aussi coéquipières. Conquérir le titre mondial après elle… Wow, vraiment incroyable », a-t-elle dit. L’Espagne compte quatre titres sur ces Mondiaux.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




