Cent kilos de moules. C’est le prix pour les vainqueurs élites, hommes et femmes, à la nouvelle Borremans Mosselcross de Termonde, l’ancienne Ambiancecross. Le poissonnier Borremans, de Berlare, est le sponsor principal. Les moules s’ajoutent aux 350 euros, et les gagnants peuvent les donner à leur fan-club pour une fête. Chez les jeunes, c’est 50 kilos et 150 euros.
J’ai lu ça dans la camionnette, le tuyau d’arrosage enroulé à mes pieds. Et ma première question n’est pas celle que tout le monde pose. Je me fous du goût. Je veux savoir où on les met.
Cent kilos, c’est plus lourd que trois vélos de cross et leurs roues de rechange. Sur un parking de cross, après la course, la camionnette est déjà pleine : la boue, les vélos du dernier tour, les bottes. Tu ajoutes des bacs de moules sur le pied d’atelier et tu as un problème de charge, hein. Et d’odeur, mais ça, chez moi, c’est le même chapitre que la boue de Coxyde : ça ne part jamais.
Jurgen Mettepenningen dit que c’est une manière ludique d’être créatif avec les accords de sponsoring. D’accord. Moi je vois surtout un tuyau d’arrosage qui va travailler deux fois : une fois pour le vélo, une fois pour les moules. L’eau froide, c’est bon pour les deux.
Le règlement ne prévoit pas le poids du prix. Je note le kilo. Je ne commente pas.
Un vélo propre, c’est déjà la moitié de la course. Un seau propre, à Termonde, ce sera l’autre moitié. Je vais rincer deux seaux de plus au club, tiens. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




