On a beaucoup parlé des cent kilos de moules de Termonde, et c’est normal, c’est une jolie histoire : le poissonnier Borremans, de Berlare, met son nom sur la cross, l’ancienne Ambiancecross, et les vainqueurs élites, hommes et femmes, reçoivent cent kilos de moules en plus des 350 euros. Jurgen Mettepenningen dit que c’est une manière ludique d’être créatif avec le sponsoring. Je veux bien le croire.
Mais moi, ce que j’ai retenu, c’est une petite ligne, plus bas : les vainqueurs peuvent donner les moules à leur fan-club pour une fête. Voilà. Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire qui va travailler.
Parce qu’un fan-club, je connais. Ce sont des gens qui étaient sur le parcours depuis le matin, qui ont crié à chaque tour, et qui le soir montent les tables dans une salle de quartier. Cent kilos de moules, il faut quelqu’un pour les trier, quelqu’un pour les grandes casseroles, quelqu’un qui connaît le gaz, et quelqu’un qui fait la vaisselle quand le vainqueur est déjà rentré dormir. On dit une fête, mais c’est un bureau, comme le gruppetto.
Au Ronde, cent douzième, dans les délais, allez voir, personne ne m’a jamais donné cent kilos de quoi que ce soit. Et ce n’était pas le sujet. Le sujet, c’est que pour une fois le prix descend vers ceux qu’on ne filme pas.
Le prix est cessible. Je note. C’est conforme.
Chez les jeunes, c’est cinquante kilos chacun. Ça fait aussi une belle tablée. Moi j’irais bien donner un coup de main à la vaisselle, après de koers, avec une jatte de café. Quand le podium est démonté, c’est là qu’on parle le mieux.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




