Deux jours avant la course, Wout van Aert est sorti derrière une moto, avec l’entraîneur des juniors belges, Angelo De Clercq. Les autres sont partis plus tard. À la conférence de presse, Tiesj Benoot a dit que l’équipe devait créer une situation où elle garde le contrôle de la course, et Van Aert a jugé qu’il ne serait pas prudent de dire comment.
La moto, on la filme, c’est normal, une moto ça se voit. Moi ce que je regarde, c’est la sortie d’après, celle qui part plus tard, parce que c’est là qu’on parle. Chez nous, les sorties de la veille, on les faisait à cinq ou six, on s’arrêtait à un café, et c’est au café qu’on apprenait qui allait redescendre aux bidons, pas en conférence de presse. Le plan, on ne le dit pas aux journalistes, Wout a raison, mais on ne le disait pas non plus à nous, souvent, on le comprenait au pied de la côte quand on nous lâchait. Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire que le contrôle de la course, dont parle Tiesj, ça commence par quelqu’un qui sait où sont les bidons dans la voiture. Un bidon, ça se mérite.
En face, le sélectionneur français Thomas Voeckler a refusé lui aussi de dévoiler sa tactique, et il a averti que ce serait une erreur pour tout le monde de se concentrer uniquement sur la Belgique. Paul Seixas, de son côté, voit la Belgique grande favorite sur le papier, avec deux capitaines solides pour deux terrains différents.
Deux capitaines, c’est écrit comme une nouvelle. Pour moi, deux capitaines, c’est deux fois plus de bidons à monter, et il faut que quelqu’un, dans la sortie de l’après-midi, sache lequel on sert en premier. Ça, on ne le dit pas au micro non plus. De koers, pardon, la course, elle se prépare autant au café qu’à la moto.
Remco Evenepoel voit, lui, un avantage à être favori avec Van Aert, la pression pesant selon lui sur la France. La course masculine a lieu dimanche à Montréal.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




