Van Rysel a sorti son premier VTT, le RCR-XC, au Roc d’Azur, et j’ai lu comment ils s’y sont pris. Ils ont pris les courses de cross-country depuis les Jeux de Paris 2024 et ils ont découpé : la vitesse, la puissance, le temps passé dans chaque phase. Chaque phase. Ça m’a arrêté un moment, la jatte à mi-chemin.
Parce qu’on découpe toujours les phases de devant, hein. La montée, la descente, le passage technique où la caméra attend. Luis Moro a dit : « Là où l’athlète passe le plus de temps dans la course, c’est là où il y a le plus de temps à gagner en conception ». C’est juste. Moi, l’endroit où j’ai passé le plus de temps dans une course, c’est derrière, à regarder une roue arrière en me demandant si on serait dans les délais. Cent douzième du Ronde, allez voir. Personne n’a jamais conçu un vélo pour cette phase-là.
Je ne connais rien au VTT, je préfère le dire. Un circuit en boucle, pas de voiture qui remonte avec les bidons, pas de gruppetto qui fait ses comptes dans une descente. Le 32 pouces, je ne l’ai jamais vu de près. Ils disent qu’il pèse 230 grammes de moins au cadre en taille M, avec les grandes roues. Et le travail a été fait taille par taille avec l’équipe Decathlon Ford. Taille par taille, ça me plaît : quelqu’un a pensé aux petits et aux grands, pas seulement à celui de la photo.
Selon la marque, les vainqueurs XCO roulaient vers 20 km/h en 2018 et passent aujourd’hui les 25. Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire que quand la tête accélère, c’est le dernier qui le sent en premier.
J’ai un segment de forêt à Lasne. Je ne dis pas que c’est du XCO. Je dis qu’on peut en parler.
Je vais garder la fiche dans la boîte à gants de la voiture du club. Si un jour ils analysent la phase du café, qu’ils m’appellent.
Le fait est vrai, on a vérifié : Velo 101.




