L’ancien champion du monde de gravel ne veut pas devenir directeur sportif, ni commentateur, ni pilote de moto suiveuse. Il veut un comptoir. « Quand je vais à la friterie, je pense toujours : je me verrais bien ici aussi », a-t-il dit à WielerFlits. Et il précise que ses amis sont au courant : « Nos amis savent que j’aimerais bien ouvrir une friterie. »
Rien ne presse. Vermeersch n’a pas de date pour la fin de sa carrière, il fera ses débuts aux championnats du monde le dimanche qui suit l’interview, et il compte garder un petit programme de cyclo-cross l’hiver. Sa commande est prête depuis longtemps : un Bicky Burger et une frite « Julientje », avec ragoût, épices satay, mayonnaise, viande hachée et oignons frits.
Côté vélo, le changement de décor est déjà fait : passé d’Alpecin-Deceuninck à Red Bull-BORA-hansgrohe, il qualifie ce transfert de réussi. Un coureur qui change de maillot sans drame et qui a déjà composé sa carte, c’est ce qu’on appelle, dans les mots du bus, avoir un projet.
Moi aussi j’ai une commande, et je la passe tous les dimanches vers midi, après la sortie qui part à neuf heures vingt. La différence, c’est que lui a déjà réfléchi au comptoir. Moi, j’ai réfléchi au temps d’attente : onze minutes la dernière fois, trois personnes devant, et un gars qui ne savait pas ce qu’il voulait. Retirez le gars, et on peut discuter. Je ne dis pas que je tiendrais la friterie. Je dis que je serais un bon client du premier jour. Pour le nom de l’enseigne, j’ai des idées, mais je les garde pour le café. Au café, on a discuté jusqu’à midi. Enfin, à la friterie.
La friterie n’a pas encore de nom. Le coureur, lui, a encore des championnats du monde à courir.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




