Les trois chemins habituels de l’après-carrière, Vermeersch les a écartés devant WielerFlits. Il préfère un comptoir. « Nos amis savent que j’aimerais bien ouvrir une friterie », a-t-il dit. En attendant, l’ancien champion du monde de gravel fera ses débuts aux championnats du monde le dimanche qui suit l’interview, et gardera un peu de cyclo-cross l’hiver.
Rien ne presse, d’ailleurs. À 33 ans, Vermeersch n’a fixé aucune date pour la fin de sa carrière : il compte continuer tant que son corps et sa tête le lui permettent. Il qualifie de réussi son passage d’Alpecin-Deceuninck à Red Bull-BORA-hansgrohe.
L’idée ne sort pas de nulle part. « Quand je vais à la friterie, je me dis toujours : je me verrais bien derrière ce comptoir aussi », confie-t-il. Ses parents avaient eux-mêmes pensé à en ouvrir une, avant que leur fils ne se mette sérieusement au vélo ; ils y ont renoncé, parce que c’était difficile à combiner avec ses cross du week-end. « Si mes parents avaient ouvert une friterie, je ne serais probablement pas le coureur que je suis aujourd’hui. Peut-être même pas coureur du tout. »
Directeur sportif, commentateur, moto suiveuse : ce sont trois façons de rester dans la course en la regardant de devant. Moi, depuis la voiture du club, je vois surtout ce qui se passe derrière, et derrière, à la fin, tout le monde s’arrête au même endroit, c’est-à-dire là où on sert quelque chose de chaud. Chez nous, après une kermesse, personne ne demandait le classement avant d’avoir commandé. Alors le gars qui choisit d’être celui qui sert, je trouve que c’est une place. Et ses parents qui ont laissé tomber le comptoir pour faire la route du cross le week-end, ça, c’est le travail qu’on ne montre jamais à la télévision. Devant, je ne sais pas. Derrière le comptoir, il saura qui arrive en dernier.
Sa friterie n’a pas encore de nom. La commande, si : un Bicky Burger et une frite « Julientje », avec ragoût de viande, épices satay, mayonnaise, viande hachée et oignons frits.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




