Le scénario tient en quelques lignes. Lancée par Puck Pieterse dans le Camilien-Houde, Vollering part seule. Elle est reprise à 15,6 km de l’arrivée par Elisa Longo Borghini, Kasia Niewiadoma-Phinney et Marlen Reusser. Longo Borghini attaque au début du dernier tour, prend dix secondes, Vollering revient avant le sommet de la côte. Puis le sprint.
Après la course, Laurens ten Dam a parlé de « mentalité de tueuse ». Il a aussi détaillé le plan : Femke de Vries, Lieke Nooijen, Riejanne Markus, Karlijn Swinkels et Amber Kraak ont pris des relais à tour de rôle avant l’intervention de Puck Pieterse. Vollering, elle, a dit à Cyclingnews que c’était la plus grande victoire de sa carrière, « aussi parce que c’est une course tellement difficile à gagner ».
La mentalité, hein. Moi, la mentalité, je ne l’ai pas sur le pied d’atelier. Ce que j’ai, c’est un vélo qui repart deux fois après qu’on l’a repris. Partir seule, se faire reprendre, revenir sur une attaque avant le sommet : si le dérailleur hésite une seule fois là-dedans, c’est fini. Et avant ça, cinq filles qui passent devant à tour de rôle, puis une qui lance. Chez moi, ça s’appelle une chaîne qui tourne rond, maillon après maillon, et personne ne dit merci au maillon. Le mental, chez moi, c’est un câble qui ne frotte pas. Et celui-là ne frottait pas, ça va ? Je ne sais pas qui l’a réglé. Je voudrais juste savoir avec quelle pression. Je vais repasser les câbles du club, tiens.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.




