La télévision a montré Demi Vollering seule en tête, puis reprise, puis de nouveau devant, puis championne du monde. Elle a qualifié ce titre de « plus grande victoire de sa carrière », elle qui a déjà gagné deux fois le Tour de France, le Giro d’Italia, la Vuelta a España, Liège-Bastogne-Liège, le Tour des Flandres et l’Amstel Gold Race.
Elle a aussi montré Puck Pieterse, qui a lancé sa leader dans la montée du Camilien-Houde, au début du troisième avant-dernier tour. Ça, c’est l’image qu’on garde.
Avant, il y a les noms que Laurens ten Dam a donnés : Femke de Vries, Lieke Nooijen, Riejanne Markus, Karlijn Swinkels et Amber Kraak, qui ont pris des relais à tour de rôle. Le sélectionneur a salué la « mentalité de tueuse » de Vollering et le plan d’équipe. Le plan, c’est elles.
Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire. Cinq filles qui roulent chacune leur tour, et quand c’est fini on les lâche, parce que c’est le plan, et on ne les revoit plus à l’écran. Ce qu’elles ont fait exactement, combien de kilomètres, je n’y étais pas, je ne vais pas l’inventer. Mais le sélectionneur a dit leurs noms, et ça, chez nous, ça n’arrivait pas souvent. Moi on m’a lâché dans le Kwaremont une fois, c’était le plan aussi, personne ne l’a dit au micro. Alors je les ai notés sur le bord du journal, les cinq. Le podium était démonté depuis longtemps. J’ai bu ma jatte en les relisant.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.




