Jarno Widar a gagné mardi les Trois Vallées Varésines. Vingt ans, première saison chez les pros, première victoire. 196,1 kilomètres de Busto Arsizio à Varese, puis un sprint à trois contre Tom Pidcock et Matteo Jorgenson. Selon Velo 101, il l’a lancé depuis l’arrière. Selon HLN, trois longueurs d’avance.
Depuis l’arrière. Ça, je connais. Le sprint du panneau, à la sortie de la sortie de dimanche, c’est toujours depuis l’arrière que je le lance, parce que je suis toujours à l’arrière. C’est une position que j’ai travaillée.
Je n’ai pas le segment de Varese, je dis les choses comme elles sont. J’ai celui d’Overijse. Sprint au panneau, trois gars, on s’est regardés aussi dans le dernier kilomètre, comme eux selon Velo 101. Sauf que nous, on s’est regardés parce que Didier racontait sa tondeuse. J’ai lancé à deux cents mètres. Trente et un de pointe au compteur, avec le sac.
Maintenant, la colonne. Le sac, d’abord : deux litres et une chambre à air. Le café pris au kilomètre quarante, qui reste là où il est. Le vent, dans la figure, puisque j’avais pris le vent à l’aller aussi. Et Didier, qui a ouvert la bouche au moment où je partais. Retirez le sac, le café et Didier : on a une base.
Je ne dis pas que je fais le sprint de Widar. Lui avait McNulty à contrer à seize kilomètres et Debruyne à reprendre à douze. Moi, à seize kilomètres, j’avais une jatte devant moi. Je dis seulement que sur le principe, partir de derrière, je le pratique depuis des années, et que ça vient de marcher pour quelqu’un.
Depuis l’arrière, tu prends l’aspiration jusqu’au bout. Mais avec quelle pression, hein.
Jorgenson a dit à HLN : « Félicitations à Jarno, c’était un très beau sprint. » Didier ne m’a jamais dit ça. Au café, on en a discuté jusqu’à midi, et il a fini par dire que ça allait.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.



