Cinquante minutes, vingt-quatre secondes et quarante-quatre centièmes pour 39,2 kilomètres. Zoe Bäckstedt deuxième à 40 secondes, Franziska Koch troisième à 45. Bäckstedt, qui disputait son premier Mondial, a devancé Reusser aux deux premiers pointages intermédiaires ; la Suissesse a accéléré sur la seconde partie du parcours.
Le plus intéressant est venu au micro. « On ne roule presque jamais un chrono aussi long. Nous sommes habituées à 20 kilomètres. J’ai eu de solides discussions avec mon équipe sur ce que serait un bon plan », a-t-elle dit à Sporza. Et puis : « Jusqu’à il y a une heure, j’hésitais encore, et même pendant le chrono je n’étais pas totalement convaincue. C’était un défi, oui. »
Une heure avant, elle hésitait encore sur le plan. Ça, je connais. Le dimanche, on part de la place à neuf heures vingt avec un plan, et le plan change au premier vent de face, qu’on prend dans les deux sens. Moi, mon plan tient en deux lignes et je le change au kilomètre trois. Je ne dis pas que je tiens 39 kilomètres à ce rythme-là. Je dis que la discussion qu’elle a eue avec son équipe, je l’ai eue tout seul, trois fois, avant le carrefour.
Côté belge, Lotte Kopecky a pris la 6e place en 52’17 » et Lotte Claes la 11e en 52’34 ». Aucune Belge sur le podium.
Reusser fêtait aussi ses 35 ans ce dimanche. « C’est un beau cadeau, mais je me suis dit : « Que je gagne ou non, je peux fêter ça de toute façon » », a-t-elle dit à Sporza.
« Fêter de toute façon », c’est la règle du club, mot pour mot. Le café à l’arrivée est décidé avant le départ, il ne dépend pas du compteur. Ce qui change, c’est le nombre de jattes et la longueur de la discussion. La dernière fois, on a discuté jusqu’à midi et personne n’avait rien gagné.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




