Constat. Le contre-la-montre individuel des championnats du monde se dispute à Montréal, sur plus de 39 kilomètres, pour les élites hommes comme pour les élites femmes. Après reconnaissance, les participants belges ont jugé l’état du revêtement très mauvais. Klaas Lodewyck a déclaré à Sporza que les routes étaient dans un état lamentable et que c’était « un peu une honte » pour un championnat du monde.
Le même a expliqué que le parcours avait été très bien répertorié, de sorte que les coureurs ne seront pas surpris, et il compare ce travail à des notes prises pour un rallye. Avec une limite : « Nous ne voulons pas non plus noter trop d’informations. On veut garder un certain calme dans la tête des coureurs. Tout ce qui est crucial est noté. » Demi Vollering a dit à la NOS qu’il y avait beaucoup de virages à bien aborder, avec parfois un trou dans la chaussée.
Je relis. Premièrement : le parcours est le même pour tout le monde, la même distance chez les femmes et chez les hommes, les mêmes virages, le même trou. Deuxièmement : ma farde a une colonne pour l’heure de départ, une pour le dossard, une pour l’arrivée. Elle n’a pas de colonne pour l’état de la route. Le mot « honte » n’y entre donc nulle part, ce n’est pas un jugement, c’est une question de format.
Sur le principe des notes, elle n’a rien à notifier : un parcours reconnu et écrit, c’est un parcours connu, et le règlement préfère les choses écrites. Elle remarque seulement que la méthode consiste à écrire moins pour laisser de la place. Ce n’est pas la sienne. À la kermesse, elle écrit tout, y compris ce qui ne servira pas, et elle emporte deux bics.
Verdict : conforme. Ce qu’elle ne note pas : que le trou dans le virage, lui, ne demande à personne son numéro de dossard.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




