L’actu qui déraille un peu

Le parcours du chrono mondial répertorié comme un rallye, Myriam ouvre sa farde

Le contre-la-montre individuel des championnats du monde, à Montréal, se court sur plus de 39 kilomètres. Klaas Lodewyck a expliqué à Sporza que son équipe avait répertorié le parcours comme des notes de rallye, après une reconnaissance où le revêtement a été jugé très mauvais.

Myriam, farde ouverte à trois colonnes, observe un trou dans un virage ; des notes de rallye sont collées sur un vélo de chrono.

Constat. Le contre-la-montre individuel des championnats du monde se dispute à Montréal, sur plus de 39 kilomètres, pour les élites hommes comme pour les élites femmes. Après reconnaissance, les participants belges ont jugé l’état du revêtement très mauvais. Klaas Lodewyck a déclaré à Sporza que les routes étaient dans un état lamentable et que c’était « un peu une honte » pour un championnat du monde.

Le même a expliqué que le parcours avait été très bien répertorié, de sorte que les coureurs ne seront pas surpris, et il compare ce travail à des notes prises pour un rallye. Avec une limite : « Nous ne voulons pas non plus noter trop d’informations. On veut garder un certain calme dans la tête des coureurs. Tout ce qui est crucial est noté. » Demi Vollering a dit à la NOS qu’il y avait beaucoup de virages à bien aborder, avec parfois un trou dans la chaussée.

Je relis. Premièrement : le parcours est le même pour tout le monde, la même distance chez les femmes et chez les hommes, les mêmes virages, le même trou. Deuxièmement : ma farde a une colonne pour l’heure de départ, une pour le dossard, une pour l’arrivée. Elle n’a pas de colonne pour l’état de la route. Le mot « honte » n’y entre donc nulle part, ce n’est pas un jugement, c’est une question de format.

Myriam · la commissaire, personnage fictif

Sur le principe des notes, elle n’a rien à notifier : un parcours reconnu et écrit, c’est un parcours connu, et le règlement préfère les choses écrites. Elle remarque seulement que la méthode consiste à écrire moins pour laisser de la place. Ce n’est pas la sienne. À la kermesse, elle écrit tout, y compris ce qui ne servira pas, et elle emporte deux bics.

Verdict : conforme. Ce qu’elle ne note pas : que le trou dans le virage, lui, ne demande à personne son numéro de dossard.

Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.

Cette dépêche vous a plu ?

Recevoir les dépêches par e-mail

Les dépêches qui valent le détour, par e-mail. Pas de publicité, désinscription en un clic.

Aussi les courriers de nos autres titres :

Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.