Dimanche, sortie de neuf heures vingt, la route de Lasne vers Ohain. Une bande, un tracteur, et un gars du club qui zigzaguait devant moi pendant deux kilomètres. Je vouvoie le tracteur. Le gars, je ne lui parle plus.
Au Tour de Guangxi, le peloton emprunte parfois des boulevards de deux fois cinq bandes. Dix bandes. Lionel Taminiaux, sprinter de Lotto-Intermarché, y retourne pour la troisième fois, et il a dit à la DH : « L’avantage de chaussées aussi larges est qu’il ne faut pas se battre pour le placement (rires). Et, très sérieusement, on sent que cela a un impact sur le degré de nervosité du peloton qui y est bien moins élevé que sur des courses européennes par exemple. »
Moins nerveux, je veux bien le croire. Moi, sur une bande, je suis nerveux tout le temps. Sur dix, j’aurais de la place pour le gars qui zigzague, le tracteur, et encore huit bandes pour mon compteur.
Il y a mieux. Une bande de l’autoroute est parfois réservée aux véhicules de la course, pour ne pas arriver en retard aux départs. Une bande pour être à l’heure. Je suis un homme de neuf heures vingt pour une sortie de neuf heures. Avec une bande à moi sur l’E411, je serais un homme de neuf heures. Le club ne s’en remettrait pas.
La sortie part à neuf heures. Neuf heures vingt est hors délais. Je l’ai déjà notifié.
Retirez le tracteur, retirez le gars qui zigzague, ajoutez neuf bandes : je ne dis pas que je gagne une étape à Guangxi. Je dis qu’on peut discuter du placement. Au café, on a discuté jusqu’à midi, sur une seule table.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




