Ils ont présenté le parcours du Giro 2027 mardi, et à la télévision on a parlé des leaders, de qui vient, de qui ne vient pas. Selon 7sur7, Remco Evenepoel choisirait plutôt le Tour, et Ralph Denk n’est pas favorable à l’enchaînement. Selon HLN, Davide Piganzoli serait leader chez Visma. Devant, je ne sais pas. Moi j’ai regardé la seizième étape.
Départ de Sondrio. Le Mortirolo, le Gavia, le Mortirolo encore, puis Aprica. 4.500 mètres de dénivelé. Je l’ai lue lentement, sur Sporza, en cherchant où le gruppetto va se former. Au premier Mortirolo, je pense. Peut-être avant, au café du départ, si on se connaît bien.
On dit le gruppetto, mais c’est un bureau. Ce jour-là, le bureau aura du travail : quelqu’un aura le pourcentage du délai, quelqu’un aura la montre, et quelqu’un devra se souvenir que le Mortirolo, on le monte deux fois, pour ne pas fêter la descente trop tôt. Chez nous, on avait toujours un gars qui croyait que c’était fini. Il apprenait au pied de la suivante.
Et puis il y a la quinzième, le chrono de Monza à Milan, 37,3 kilomètres, coincé entre deux grosses journées de montagne. Pour le bureau, un chrono, c’est un jour où chacun est seul avec sa montre. Personne pour partager le calcul.
La veille de Rome, le Zoncolan, 10,1 kilomètres à 11,9 %. Puis neuf tours plats dans Rome. Le dernier jour, le bureau ferme et tout le monde arrive ensemble. C’est le seul jour où la caméra nous voit dans la même image que le maillot rose.
Il reste six mois. On a le temps de prévoir les bidons. De koers, ça commence par là.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.







