Aux championnats du monde, l’oreillette est interdite, la radio aussi. La fédération belge a donc choisi le support le plus ancien du peloton : le bidon. Dimanche, au Canada, des messages seront imprimés dessus, et les coureurs pourront les récupérer à chaque tour dans les zones de ravitaillement, les « boxen ». Les panneaux habituels restent en service.
« Nous l’avons testé vendredi chez les espoirs. Nous travaillons comme chaque année avec des panneaux, mais nous avons aussi mis au point un autre système avec les bidons », a dit Serge Pauwels à Sporza. Le test a eu un témoin imprévu : un bidon à message a atterri par erreur dans les mains du caméraman de Sporza.
Remco Evenepoel a fait le compte : douze tours, douze occasions. « C’est bien trouvé, mais il y a des risques. Si tu rates un bidon avec un message important, tu ne l’as pas vu », a-t-il dit à Sporza.
Premièrement, le bidon est un ravitaillement. Il devient un courrier. Je constate que le courrier est remis dans la zone prévue, c’est conforme. Deuxièmement, le destinataire. Un bidon remis au caméraman est un pli mal adressé. À la commune, un pli mal adressé retourne à l’expéditeur. Ici, il est filmé. Troisièmement, douze tours, douze envois. Je note qu’aucun accusé de réception n’est prévu. Je ne commente pas le contenu. Je ne l’ai pas lu, et ce n’est pas dans la colonne.
Serge Pauwels a aussi évoqué, en plaisantant, de vraies consignes les tours pairs et de fausses les tours impairs, avant de juger l’idée exagérée : sur les panneaux, a-t-il rappelé, les autres peuvent lire aussi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.







