Le diplôme n’est pas nouveau. Il est déjà obligatoire pour tous les directeurs sportifs des équipes de première et deuxième divisions. Ce qui change, en 2028, c’est l’étage : les Continentales, et avec elles les Conti fédérales en France. Le directeur sportif et son adjoint devront avoir passé l’examen de l’UCI.
Le directeur sportif, la télévision le montre parfois, le bras par la fenêtre, la radio à la bouche. L’adjoint, beaucoup moins. C’est lui que Rik a regardé.
Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire qui fait quoi dans une voiture. Le premier parle, il a la radio, il a la course dans la tête. Le deuxième a les bidons sur la banquette, les roues sur le toit, et il sait à quelle hauteur on tend une musette sans que le coureur lâche le cintre. Chez nous, on apprenait ça en le faisant, en se trompant de fenêtre deux ou trois fois. Maintenant il y aura un examen, et c’est bien, parce que l’adjoint, on ne le remercie jamais au micro. Au moins il aura un papier. On dit la voiture de l’équipe, mais c’est un bureau aussi, avec deux sièges devant et une glacière derrière. Moi, le dimanche, je conduis celle du club, sans diplôme, en cherchant le gruppetto du regard. Je ne suis pas concerné, et c’est bien comme ça, hein.
La date est fixée : saison 2028. D’ici là, les équipes Continentales ont le temps d’envoyer leurs directeurs, adjoints compris, à l’examen organisé par l’UCI.
Rik, lui, a fini son café à la buvette quand le podium était déjà démonté, comme chaque dimanche.
Le fait est vrai, on a vérifié : DirectVelo.







